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Disparition des abeilles: n'oublions pas le Sud!

L'ONG de développement Miel Maya Honing invite le monde apicole belge à agir ensemble sur les enjeux communs à tous les apiculteurs, au Nord et au Sud, et sur les menaces qui portent à la fois sur l'environnement et la santé de l'abeille.

Ces enjeux communs sont, notamment : les perturbations que le réchauffement climatique entraîne sur les cycles agricoles, et donc sur le calendrier apicole, la dégradation continue de l’environnement, source d’alimentation et d’habitat pour les abeilles, les difficultés de survie de l’abeille dans cet environnement dégradé, la nécessité de repenser l’agriculture et l’apiculture sous un mode plus durable.

La préservation des forêts tropicales constitue un exemple d’interdépendance qui englobe, et dépasse, le cadre de l’apiculture proprement dite: sources de nectar pour les abeilles des apiculteurs du Sud, ces forêts éliminent une partie du CO2 émis par les pays industrialisés où vivent les apiculteurs du Nord. Produit Forestier Non Ligneux (PFNL), le miel retient l’attention des politiques de protection des forêts tropicales, particulièrement dans les zones tampons des réserves naturelles.

Le varroa et l’abeille africanisée représentent deux cas emblématiques de la mondialisation de l’apiculture. Varroa destructor est un acarien, parasite de l’abeille : inoffensif dans son milieu d’origine (Sud-Est de l’Asie), c’est une des causes de mortalité des abeilles en Europe, qu’il a colonisée à la fin des années 70, et en Amérique du Nord et centrale, où il est arrivé dans les années 90. Depuis peu, il a été détecté en Afrique, principalement là où une apiculture moderne a été développée. L’abeille africanisée est, elle, le résultat de manipulations génétiques au Brésil, dans les années 50, entre des races d’abeilles locales et africaines : trente ans plus tard, après avoir remonté tout le continent, et forcé les apiculteurs à s’adapter à son comportement agressif, elle est apparue aux Etats-Unis sous le nom d’« abeille tueuse ».

L’analyse des causes du syndrome de mortalité des abeilles a mis en lumière non seulement la responsabilité des intrants agrochimiques, mais aussi les dérives du modèle apicole intensif : réponses inadaptées à l’arrivée du varroa, transhumance sur des milliers de kilomètres, insémination artificielle à grande échelle et commerce mondial des reines ainsi produites, appauvrissement génétique etc. Des leçons doivent en être tirées pour revoir la pratique apicole au Nord et ne pas reproduire ces erreurs au Sud.

Le Mayazine publié par MMH en juillet 2015 a montré que le risque de mortalité des abeilles n’existait pas seulement au Nord et qu’il pourrait apparaître également au Sud dans les prochaines années si les pratiques néfastes à l’environnement et à l’abeille étaient poursuivies.

Personne de contact : Benoît OLIVIER

Acteur(s) : Miel Maya Honing asbl et ses partenaires apiculteurs au Nord et au Sud

Lieu : rue Ste-Walburge 207 à 4000 Liège

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